Soutenus par la Fondation depuis 2007 et organisés par l’association « Le Lien »
dont le fondateur est
Alain-Michel Ceretti, les Etats généraux des infections nosocomiales et de la sécurité du patient se sont tenus
le 27-28 janvier 2011, sous la présidence de Claude Rambaud.

Infections nosocomiales

Depuis 2007, en partie sous l’impulsion de la Fondation, les thématiques des Etats généraux se sont élargies de manière à concerner les infections nosocomiales et la sécurité des patients dans les secteurs médico-social et de la vie au domicile des personnes fragilisées par l’âge, la maladie ou le handicap.

En 2007 en effet, l’étude PRIAM, en partie financée par la Fondation, avait porté sur l’état des lieux et le risque infectieux en EHPAD. Lors des Etats généraux de 2009, l’ORIG publiait les résultats chiffrant la prévalence des Infections Associées aux Soins (terme aujourd’hui préférentiellement utilisé en EHPAD) à 11,2%. Cela signifie qu’un jour donné, parmi les 600 000 personnes vivant en institution, une personne sur huit en EHPAD est atteinte d’une infection de cette nature. En 2011, l’ORIG a élaboré et publié un mémento des 264 recommandations pour lutter contre le risque infectieux et éviter les épidémies.

Dans le même temps, à la Fondation, la direction générale a demandé à l’ensemble des 100 établissements et services qui sont sous sa responsabilité de procéder à une autoévaluation du risque infectieux et à la mise en place d’un plan d’amélioration des soins et de renforcement de l’hygiène liée à ces soins, auprès des personnes accueillies. Le choix de la Fondation s’est porté sur le manuel d’autoévaluation élaboré par le CCLIN Sud Ouest (outils papier et informatique). Non réglementaire et non opposable, la Fondation incite néanmoins fortement l’ensemble des directeurs d’établissements à adopter la démarche et à l’intégrer notamment dans le plan de leur démarche qualité, initiée, elle, depuis 2005.

L’Action Globale contre les Infections Associées aux Soins (AGIAS) comprend d’ores et déjà la veille réglementaire, le signalement des épidémies et lorsqu’elles surviennent, l’information obligatoire à faire aux autorités de tarification et de contrôle, la formation du personnel des établissements au programme « Hygienosia », et les campagnes de promotion vaccinale, notamment antigrippale.

Point fort relatif au secteur médico-social : la redéfinition du lien fonctionnel entre la médecine de ville et les EHPAD. Si la liberté du patient commande que chaque résident en EHPAD puisse choisir son médecin de ville et que celui-ci procède aux soins nécessaires, en revanche pour éviter l’émergence de germes antibiorésistants (BMR), la lutte contre le risque infectieux – qui ne connaît pas de barrière – exige, elle, une forte cohérence notamment dans l’utilisation raisonnée des antibiotiques chez les personnes fragiles. Ainsi médecins de ville, médecins coordonateurs en EHPAD et médecins hospitaliers ont à travailler de concert, perspective de travail importante pour les prochaines années dans les établissements et services de la Fondation.