« Vieillissement, handicap, maladies et innovations », tel était le thème des Diagonales de la FCEs du 17 novembre 2010. Professionnels, universitaires, associations et partenaires de la Fondation ont été invités à échanger et débattre sur les enjeux de ce secteur.

A l’université Paris Descartes

Pour sortir des sentiers battus, Didier-Roland Tabuteau, directeur général de la Fondation, a souhaité envisager le vieillissement, le handicap et la maladie autrement que sous l’angle anxiogène qui leur est trop souvent réservé. Il a invité à poser un regard neuf sur ces questions en les abordant du point de vue de la recherche, du progrès, des nouvelles technologies et de la création de richesses économiques.

Après une conférence inaugurale du professeur Baulieu, membre de l’Académie des sciences, la journée s’est donc articulée autour de trois tables rondes.

Consacré aux « innovations qui changent la vie », le premier débat placé sous la présidence de Claude Jeandel a permis de mettre en lumière deux points importants : en matière d’innovations, le secteur sanitaire fait aujourd’hui preuve d’un dynamisme remarquable et les nouvelles technologies permettent d’améliorer considérablement la qualité de vie des personnes en perte d’autonomie. Pourtant, l’idée que la technique et les robots se substitueront un jour à l’homme demeure l’une des peurs ancrées dans l’imaginaire collectif. Or c’est plus que jamais l’esprit humain et le lien social qui sont au cœur de ces nouveaux dispositifs. Chaque intervenant a insisté sur le fait qu’il revenait aux professionnels du secteur de mener un vrai travail de sensibilisation sur ces sujets.

Présidée par Claude Lepen, la seconde table ronde a ensuite montré combien, dans notre société, la recherche et l’innovation menées dans les secteurs social et médico-social étaient non seulement génératrices de services à la personne mais aussi et surtout sources d’une réelle richesse économique à travers la création d’emplois ou la diversité entrepreneuriale.

Enfin, le dernier débat, confié à Alain-Michel Ceretti, a mis en lumière la nécessité de repenser et de faire évoluer l’organisation du réseau sanitaire en s’appuyant sur toutes les compétences et ressources disponibles avec le rôle des ARS, des conseils généraux, du CNRSDA… Pour Alain Franco et Claude Évin, le prochain défi sera d’organiser l’offre et les besoins, et plus encore, de fédérer tous les acteurs du secteur, les dirigeants, les financiers, les créateurs de services.