« Un festival populaire et donc exigeant » a dit Gaëtan Gorce, député maire de La Charité sur Loire, « un festival où se mêlent joie de dire, bonheur de réfléchir et plaisir de rire », ajoutait Marc le Carpentier, président de l’association Mot-et-Mots, « un festival où la Fondation Caisses d’Epargne pour la solidarité est à la fois partenaire et acteur » souhaitait Didier-Roland Tabuteau, directeur général de la Fondation…

LES MOTS sont au festival

Du 4 au 9 juin 2008, un festival où se mêlent joie de dire, bonheur de réfléchir et plaisir de rire.

Le cru 2008 du Festival du mot aura été tout cela à la fois.
Ateliers, animations, conférences, spectacles, 60 rendez-vous ont été proposés du 4 au 9 juin 2008. Le mot dit, le mot articulé, le mot murmuré, le mot dansé, le mot chanté, le mot en scène et le mot diffusé puisque France Inter a accompagné la manifestion avec le Sept/neuf week-end. Tous s’y sont attelés, artistes, écrivains, comédiens, grands lecteurs pour jouer, pour dire, pour lire sur des sujets dont on se détourne aisément : la langue de bois avec Martine Chausson, l’éloge des vieillesses avec Marie-Christine Barrault, l’autisme et le mutisme avec Howard Butten…

Ces mots ont gagné aussi les personnes éloignées de la culture :
des adolescents en situation d’illettrisme des sites « Savoirs pour réussir » de Valenciennes, Grenoble, Coulounieix-Chamiers et des personnes du Centre Hospitalier spécialisé de La Charité-sur-Loire qui souffrent de handicap psychique.
L’engagement de la Fondation en qualité de partenaire et d’acteur a donné une nouvelle coloration au festival. 60 patients et soignants du Centre Hospitalier spécialisé se sont exposés dans un spectacle qu’ils ont imaginé, mis en scène et préparé 8 mois d’affilé – « le Bateau à Musique ». Des adolescents des sites « Savoirs pour réussir », à qui l’écriture fait peur ,se sont mis à dire, à écrire et à scander des textes en rythme, d’abord en atelier puis à la Charité pour un spectacle de Slam. Fathi, Guillaume, Benoît Jérôme, Sarah, Ibtissame, Lilian, Yannick, Ali, chacun tour à tour ont dû répéter, encore, encore et encore avant de produire un texte et de le déclamer !

Quand enfin, Alain Bentolila se prend au mot, vient à la rencontre de Bernard Cerquiglini et Xavier North sur le thème des langues régionales, le Festival du mot devient débat et le vice président de la Fondation de rappeler : « On n’oublie pas une langue en en apprenant une autre. On apprend une fois une langue dans sa vie, celle de sa mère. On apprend donc une seule fois ce que parler veut dire. Une seule fois dans sa vie un enfant aura ou non la chance que sa mère lui dise – « je ne t’ai pas compris » l’engageant ainsi à comprendre qu’ils ne sont pas une seule et même personne. »