Inégaux face à la santé, du constat à l'action
Le titre de votre ouvrage est surprenant. Dans le fond, de quoi parle-t-on quand on évoque la santé d'une population, d'un pays ?
Selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la France serait un bon élève mais il faut, tout d’abord, bien distinguer les soins de la santé. Ce sont deux questions différentes.
Il est important de prendre en considération ce qui se passe avant de tomber malade et déterminer quels sont les facteurs de risques. Il est impératif de prendre en compte les malades avant que la maladie ne se déclare. Ensuite, il faut arriver à des inégalités d’accès aux soins comme pour les dentistes. Il faut veiller à l’absolue nécessité de ne pas créer de barrière financière à l’accès aux soins.
Et pour terminer, il faut étudier l’après, c’est-à-dire quel est le cheminement dans le parcours du soin. Vers qui est-on orienté, la prise en charge ultérieure à la maladie… Il semble qu’il y ait là aussi des inégalités selon les zones urbaines ou rurales par exemple.
Annette Leclerc, co-auteur, est directrice de recherche à l'Unité 687 de l'Inserm, "Santé Publique et épidémiologie des déterminants professionnels et sociaux de la santé".

