Rencontre à La Charité-sur-Loire du 3 au 7 juin 2008

MARIE-CHRISTINE BARRAULT lit « L’Eloge des vieillesses »

Quand Marie-Christine Barrault prête sa voix, ses accents, son rire et sa surprise aux textes de Régine Detambel, extraits de son dernier ouvrage « Le syndrome de Diogène, Eloge des vieillesses », son talent d’actrice se concentre alors sur un sujet d’où chacun se détourne, ce sujet qui pourtant concerne aujourd’hui le plus grand nombre, alors le Festival du mot devient le lieu d’une culture sincère et proche des êtres. Et comment Marie-Christine Barrault envisage-t-elle elle-même le vieillissement ?
«Oh ! Je repense à ce que dit Paul Valéry, cité dans le livre de Régine Detambel. En vieillissant on n’aurait plus qu’un seul visage dit-il, contrairement à la jeunesse qui serait le temps de tous les visages possibles. Alors je me dis qu’il vaudra mieux l’avoir en sympathie ce visage, sinon le tête-à-tête sera difficile. »

Et comment les textes qu’elle choisit de lire, de dire, l’entrainent-ils vers un renouvellement ?
« Cette question est fondamentale dans ma vie d’actrice. Il se trouve que je suis catholique et contente de l’être car cette religion est celle où le verbe s’est fait chère. L’acteur est celui qui transforme ce verbe en chère et la chère en verbe. Sans bouger quasiment. C’est la forme d’être vivant qui permet la transformation, un peu comme avec l’alchimiste qui transformait le plomb en or. »