Sur 79 places, 30 sont consacrées à des personnes malades à orientation nutritionnelle pour diabète, le reste des places à des personnes qui ont besoin de soins de suite polyvalents et 10 places ont été créées en hôpital de jour pour traiter l’obésité, principalement chez les enfants.
TRAITER L'OBÉSITÉ à la Valériane
" La Valériane a pour mission de répondre à des objectifs de santé publique, parmi eux, le traitement de l’obésité, qui a été déclaré priorité départementale, " explique Caroline Jean, directrice de La Valériane. Ainsi, prévention et traitement de la maladie sont devenus la première activité du Centre La Valériane. Et cette activité du centre de soins de suite de la Fondation occupe une position de tête reconnue aujourd’hui au niveau régional Antilles-Guyane. L’activité de l’hôpital de jour dédiée en partie aux enfants et adolescents qui souffrent d’obésité demeure élevée et mobilise une pluridisciplinarité de compétences.
Au-delà, le traitement de l’obésité est une action à long terme, inscrite dans les politiques de santé publique engagées pour prévenir les complications médicales telles que le cholestérol, le diabète, l’hypertension dans une région où la prévalence des accidents vasculaires est parmi les plus élevées du monde. Les programmes de soins intègrent par ailleurs et de plus en plus les familles et l’entourage, afin d’améliorer la pérennité des soins ainsi que les résultats à court et moyen terme.
En Martinique, le surpoids touche un adulte sur deux et un enfant sur quatre
Pour Sophie Michaud, médecin chef de service à La Valériane " En Martinique, le surpoids est dû à la conjonction d’un rythme de vie de type métropolitain et à l’émergence d’habitudes alimentaires qui se développent un peu partout dans le monde. Un bilan clinique complet est systématiquement réalisé même si l’on sait que 95 % des cas n’ont pas de causes strictement médicales. "
Entre douze et dix-huit mois pour modifier ses habitudes alimentaires
En hospitalisation de jour, les enfants sont pris en charge du matin au soir et, là encore, une fois le bilan clinique effectué, l’essentiel du traitement consiste à mieux connaître pour ensuite rééduquer les comportements alimentaires. Les efforts demandés sont très importants : il s’agit pour eux de changer radicalement leurs habitudes. Il faut compter entre douze et dix-huit mois pour modifier durablement son comportement, ses habitudes alimentaires et son hygiène de vie.
Apprendre à manger équilibré
Deux règles importantes : diminuer les portions et respecter les trois repas par jour pour bien répartir l’ensemble des vitamines, sels minéraux, protéines, glucose et fibres dont le corps a besoin.
Diététique, un programme personnalisé
" On voit la différence quand un enfant est soutenu par sa famille. Si les parents viennent également, ils vont suivre les préconisations médicales, diététiques et sportives, réapprendre ici à cuisiner autrement. Si par la suite ils sortent un peu au bord de la mer ou en montagne avec leurs enfants plutôt que de regarder la télé, alors les gamins vont suivre beaucoup plus facilement. " Christine Beuzeulin, diététicienne.
Sport : prendre de nouvelles habitude de vie
Pour Gaétane Blameble, éducatrice sportive " sport et loisirs sont aussi très importants : ils sont des occupations qui donnent du plaisir et occupent l’attention des personnes, souvent trop focalisées sur la nourriture. Ici, tous les jours, dès 7 h 30 du matin, il y a une heure de marche en descente vers le bord de mer, ou un circuit dans la montagne ou une séance d’aquagym. "
Perdre du poids trop vite, le reprendre aussitôt
Pour perdre du poids, il faut combiner l’hygiène alimentaire à des activités physiques. Le traitement d’éducation alimentaire conjugué à l’éducation sportive favorise le développement
de la masse musculaire et la perte de graisse. Et le sport prévient aussi des maladies telles que le diabète, l'hypercholestérolémie, les maladies cardiovasculaires.

