Réunie à la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne le 22 janvier dernier pour ses voeux, la Fondation et ses invités ont eu le plaisir d’entendre Nicole Moreau, vice-présidente du conseil d’administration.

Les vœux de la vice- présidente Nicole Moreau

Réunie à la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne le 22 janvier dernier pour ses voeux, la Fondation et ses invités ont eu le plaisir d’entendre Nicole Moreau, vice-présidente du conseil d’administration.

A cette occasion , Madame Moreau a pu en préciser les contours du développement :

« Oui chers amis, la Fondation est une belle institution !

Et cela se traduit par ses réalisations d’abord.

Celles de son réseau d’établissements et de services destinés aux personnes dont la perte d’autonomie est la conséquence de l’âge, de la maladie ou d’un handicap physique, sensoriel ou mental.

Ces activités représentent, il faut le rappeler, 95% des ressources de la Fondation et se composent, d’une part, de financements publics et, pour la plus large part, de ce que payent les résidents et les patients au titre de l’hébergement.

La Fondation est une entreprise jeune. Une jeunesse remarquable sur ce champ social où de vénérables institutions opèrent depuis des décennies. Le périmètre d’intervention de la Fondation, son statut particulier de structure privée à but non lucratif dédiée à des fins utiles publiques, la reconnaissance des pouvoirs publics et la présence de représentants de l’Etat dans son Conseil d’administration lui permettent d’avancer et d’exercer des responsabilités exigeantes. »

Après l’activité du réseau, je souhaite évoquer la politique de Mécénat conduite par la Fondation en 2008 à travers 3 exemples de projets :

La Fondation soutient une étude d’évaluation pour mesurer les impacts en termes de confort, de diminution de la douleur, et de remotivation professionnelle pour le personnel sur une approche innovante de la toilette des patients déjà expérimentée dans un établissement mais qui ne fait pas partie de la Fondation.

Réaliser la toilette d’une personne très âgée, très fragile, qui peut difficilement bouger, sans la heurter, sans la blesser, et surtout sans blesser sa pudeur, voilà - me semble-t-il - une démarche difficile ! Terrible aussi pour la personne elle-même et difficile aussi pour le soignant. Le « bain-serviette » cherche à y répondre. C’est une technique d’enveloppement connue depuis les bains romains qui consiste à envelopper les résidents dans une serviette bien chaude, à l’abri du regard. Leur pudeur est ainsi protégée grâce aux soins effectués à travers les tissus imbibés de savons et d’onguents. Mais également il y a ce moment privilégié, 20 minutes de paroles et d’échanges sont alors possibles entre le soignant et la personne. L’objectif de l’évaluation menée est de pouvoir étendre cette technique à d’autres résidences - et je ne doute pas Monsieur le directeur général que prochainement ce dispositif sera déployé dans nos établissements. »

Elle a rappelé également l’importance du dispositif « Savoirs pour réussir » :

« A ce titre, je rends hommage au travail accompli au travers d’ateliers pédagogiques dans les trois sites « Savoirs pour réussir » pour amener certains jeunes à imaginer, écrire, monter sur scène pour scander leurs textes de slam dans le cadre du Festival du mot à La Charité-sur-Loire, en juin dernier. Et quand on connait les difficultés d’expression et le manque de confiance dont souffrent ces jeunes gens, on comprend le tour de force réalisé là dont rend compte le très joli carnet intitulé « la musique des mots », édité par la Fondation, et mis à votre disposition. Enfin, votre Fondation vient de conclure une convention pluriannuelle avec la direction interministérielle à l’innovation, à l‘expérimentation sociale et à l’économie sociale dans le cadre d’un appel à projet du haut commissariat aux solidarités actives. Cette convention a pour objet de financer une évaluation du dispositif par une équipe indépendante avant de le déployer sur l’ensemble du territoire. »

Elle a insisté enfin sur l’importance de la solidarité pour tout un chacun :

« La solidarité, il en est toujours question lorsque le destin fait basculer dans l’accident ou la catastrophe. C’est alors bien naturellement que chacun se réclame d’elle et que l’on s’en tourne vers elle. Qui parmi nous peut dire que la maladie, le handicap, la dépendance ne le concerne pas, ne le concernera sans doute jamais ? Qui n’a pas dans l’intime de sa vie, un parent, un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, souffrant ou frappé par un handicap ? Qui parmi nous se sent-il épargné par la crainte de vieillir et par la morsure du paradoxe qui, dans le même temps, nous fait vouloir vivre le plus longtemps possible et ce dans les meilleures conditions ? »